Antoine "Oh Yeah !"

antoine ohAvant de faire de la publicité pour une marque de lunettes, avant de prendre la mer pour ne revenir sur terre que de temps à autre vendre ses carnets de voyage sous forme de films, Antoine était chanteur. C’était dans les années 60, et cet étudiant de Centrale fan de folk, cheveux longs, chemises à fleur, qui grattouillait une guitare s’est retrouvé poule aux oeufs d’or des disques Vogue. Alors que les yé yés commençaient à décliner, il a été repéré par le producteur Christian Fechner (dont il nous vante l’incroyable pouvoir de persuasion) et est devenu un vrai phénomène de société… pour ne pas de dire de foire. Gérer le succès, la presse, enregistrer ce qu’on veut, faire des tourner, avoir une vie sentimentale : Antoine ne cache rien du tourbillon qui l’a essoré pendant des années, lui donnant un jour l’envie de partir pour voguer loin du show business. Certes, sa façon de crier « Atoll les opticiens ! » restera énervante mais on découvre que sous la caricature du hippie-baba à laquelle la presse l’a parfois cantonné, il y a un homme aux idées larges, avec une jolie philosophie de la vie : prendre du bon temps, vivre en harmonie avec les autres. Si si, ça existe encore : une manière de vivre « à la polynésienne », les pieds dans le lagon (pour ne pas dire sur son atoll), en regardant le soleil se coucher, sans se soucier du lendemain.

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Jean-Marc Grosdemouge

Antoine « Oh Yeah ! Souvenirs 1944-1974 », Arthaud, 2007, 478 pages.

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