Bloc notes (2)

   Ce matin, je me suis levé assez tôt pour aller récupérer mon colis à la Poste… depuis quelques jours, j’attendais le livre « Dialogues avec l’ange » commandé sur Internet. Je fais la queue, essaie d’être bon esprit même si on est très très nombreux à patienter alors que le bureau ferme dans trente minutes à peine. Autour de moi, les autres gens aussi gardent le sourire, essaient de vivre ça avec philosophie, pour ne pas dire avec stoïcisme.

   En rentrant chez moi, mon paquet à la main, impatient de déchirer l’enveloppe et de commencer ma lecture, j’aperçois sur le trottoir des inscription en peinture blanche, faites au pochoir : le signe phi et la mention « la France Insoumise ». Il y a peu, ce sont les affiches pour le 1er mai qui m’interpellaient : « Ni Dieu, ni maître »… J’ai beau venir d’une terre d’anarchistes (la Franche Comté qui m’a vu naître a vu naître Fourier, Proudhon et Considérant avant moi), je ne fais pas mien ce slogan.

   Bien sur que je n’ai pas envie de me soumettre à un quelconque maître, patron, banquier ou institution sans visage. Mais me soumettre à Dieu ne me pose pas de problème… je n’y perds aucune liberté. On peut croire ou pas… d’ailleurs comme je le lisais dans le « Jésus » de Jacques Duquesne il y a peu , le passage de Jésus sur terre est assez documenté d’un point de vue historique pour que les esprits rationnels aient peu ou pas de doute à son sujet, mais comme on a pas de preuves matérielles de sa résurrection, Il n’impose à personne de croire en cela.

   Croire que Jésus est le fils de Dieu venu sur terre et ressuscité après trois jours, est un acte de foi. Je respecte ceux qui ne croient pas, tout en demandant à être respecté dans ma croyance. Ce serait un débat intéressant à avoir avec un anarchiste athée… à condition  qu’il soit respectueux dans le dialogue. Si quelqu’un veut entamer un échange (que j’espère fructueux) avec moi, on peut me contacter facilement ici.

   J’ai commencé à lire les « Dialogues avec l’ange » et c’est très prometteur… Je corrige aussitôt : pardon pour la platitude de cette phrase, puisque ma pensée profonde est que ce livre, comme bien d’autres avant, pourrait bien changer ma vie. J’en dirai plus peut être, une autre fois, mais il est tôt pour émettre un jugement après quelques pages lues. En tout cas, j’aime l’idée que la venue de ce livre se soit lentment mais sûrement dans ma vie :  j’en ai entendu parler dans « Le divan » de Marc-Olivier Fogiel il y a quelques mois. La comédienne Juliette Binoche, qui parle souvent de ce livre (cet après midi un ami m’a dit l’avoir entendue en parler en 95 déjà), a dit tout le bien qu’elle pense de cet ouvrage. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourds, et il y a quelques jours, j’ai sauté le pas et commandé.

   Il m’était arrivé la même chose il y a quelques années avec Satprem. J’etais accompagnateur d’un séjour d’été des Petits Frères des Pauvres en 2011, et une dame avec qui j’avais eu une longue conversation sur la spiritualité m’a conseillé de le lire. Je n’avais pas noté son nom. Belle erreur. J’aurais dû oublier. Quelques mois plus tard, m’est revenue en mémoire cette discussion, mais le nom de l’auteur, ça nom je ne l’avais plus, même pas sur le bout de la langue. Je me suis concentré, ça allait me revenir, j’ai de la mémoire, j’en ai toujours eu, il suffit d’y croire, et puis c’est un nom court, un peu rigolo. Et puis c’est revenu, clair comme de l’eau de roche : Satprem, c’est bien ça, aucun doute. Je suis allé sur Internet, j’ai commandé le livre.

   Ce jour là, nul doute que mon ange soufflait à mon oreille.

Jean-Marc Grosdemouge

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