"Born in the USA" : derrière le tube, un gros malentendu

A quelques jours de l’intronisation de Donald Trump comme 45e président des Etats Unis, on va y avoir droit, comme depuis trente ans dès qu’il y a des élections outre-Atlantique : de nombreux médias vont diffuser « Born in the USA » comme une chanson patriotique. Ce qu’elle n’est pas.

Grand connaisseur du Boss auquel il a déjà consacré plusieurs livres, Hugues Barrière s’intéresse à l’emblématique chanson « Born in the U.S.A. » dans un livre resserré mais qui fait le tour de la question et prouve qu’en bon fan, notre homme a accumulé une documentation précieuse.

De sa création à sa réception par le public, Barrière raconte tout : au début certains n’ont pas compris qu’il s’agissait d’une chanson à propos d’un vétéran de la guerre du Viet Nam et revient amer d’avoir été lâché par le pays qui l’a vu naître. Et le contresens perdure de nos jours en France, où les gens parlent peu et mal anglais.

born-in-the-usa-cb5064L’auteur dresse le portrait d’une Amérique traumatisée par la première guerre qu’elle ait jamais perdue, et hisse Springsteen au rang des plus grands artistes américains.

Fils spirituel d’Elvis et de Dylan (et par filiation de Woody Guthrie), Bruce Springsteen est un peu la conscience sociale du rock US. Une personnalité indispensable donc au moment où Barack Obama part en retraite.

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Jean-Marc Grosdemouge

« Born in the U.S.A. Anatomie d’un mythe », Editions Cahiers du Rock, 2007, 160 pages

Infos : http://www.adlivre.com/cahiersdurock/pages/livres/bitusa.htm

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