Celso Fonseca "Natural"

celso     Après nous avoir fait découvrir la divine Bebel Gilberto, Ziriguiboom (division « musique du monde » de Crammed) nous envoie un nouvel artiste brésilien à la fois moderne (il manie les machines depuis des années) et dans la tradition bossa (un album doux et soyeux) : Celso Fonseca.

    Une guitare caressante, un piano dont les notes sont discrètes, une jolie voix : tout est réuni pour vous faire chalouper l’âme. Celso Fonseca reprend Antonio Carlos Jobim (« Ela é carioca ») en compagnie d’une autre artiste de son label, Cibelle. Jobim est d’ailleurs présent sur cet album par la pensée, et par le biais de sa famille puisque son petit-fils Daniel joue du piano sur quelques titres.

     Celso Fonseca reprend aussi celui dont l’écoute à la radio, quand il était enfant, lui a donné envie de se mettre à la guitare : Baden Powell (« Consolação »), mais aussi « The Night we called it a day » de Dennis et Adair. On peut apprécier la version de June Christy, mais il faut reconnaître que Celso Fonseca s’en tire à merveille, et qu’il donne à ce titre une sensibilité un peu féminine.

     On sent d’ailleurs, sur de nombreux titres, dans le chant de Fonseca, une grâce qui semble presque l’apanage des femmes. Cette grâce masculine est certainement l’un des nombreux pouvoirs insoupconnés de la bossa. Une musique qui élève l’âme et éveille les sens.

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Jean-Marc Grosdemouge

Celso Fonseca « Natural », 1 CD (Crammed/Warner Jazz), 2003

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