Dominique Dalcan en concert

   En 1994, sur le titre « Brian » (hommage à Brian Wilson, génie torturé des Beach Boys) il chantait « je veux être un artisan dans l’industrie du sentiment » et le moins que l’on puisse dire c’est qu’en vingt ans de carrière, que ce soit sous son nom ou sous l’alias Snooze pour le versant trip hop-downtempo, Dominique Dalcan n’a pas changé de trajectoire : le Franco-libanais n’a jamais retourné sa veste, ni cédé aux sirènes de la facilité, préférant mettre élégance et hauteur de vue au cœur de son art… quitte à faire des pointillés. Après une grosse éclipse, qui a notamment été marquée sur le plan personnel par quelques problèmes cardiaques, Dalcan est revenu avec l’album « Hirundo », bijou pop tout à fait dans la lignée des précédents « Cannibale » ou « Ostinato »… Et c’est tout naturellement qu’il revient tâter le pouls de sa fan base, qui année après année, et malgré (ou grâce) à sa relative discretion, lui conserve toute son estime.

Jean-Marc Grosdemouge

Dominique Dalcan, le Café de la danse, 31 mars 2014

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *