Enrico Rava "Easy living"

rava     Que l’on prononce les mots « jazz » et « Italie », et la plupart des gens (enfin, ceux qui s’intéressent à ce genre) vous répondront : Steffano Di Battista ou Paolo Fresu. Certes, mais le « père tutélaire » de cette génération, presque sosie de Christophe, et un brin méconnu chez nous, a 65 ans mais il est toujours en activité.

     Enrico Rava est considéré comme le musicien qui a ouvert l’ère contemporaine du jazz italien. Il faut dire qu’avec un jeu fluide et onctueux, des phrasés lisses et des atmosphères toutes empreinte des sérénité, il a de quoi séduire l’auditeur. Dans son pays, en tout cas, Rava, natif de Trieste, est une star.

« Là bas, rapportait le journaliste Michel Contat du magazine « Télérama » invité à brosser son portrait sur la scène du Parc Floral, quand on parle de Miles Davis, on dit que c’est le Enrico Rava américain. » La comparaison peut prêter à sourire un tantinet (surtout chez les thuriféraires de Miles), mais elle dit bien en revanche dans quelle famille sonore classer notre Transalpin, qui signe seulement son deuxième album pour ECM (le premier, « Volver », était paru en 1986) : celle des trompettistes très doués et éminemment cool. Enrico Rava est même ultra cool tant son jeu est velouté. Donc chaudement recommandable.

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Jean-Marc Grosdemouge

Enrico Rava « Easy living », 1 CD (ECM/Universal), 2004

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