Erik Arnaud, de la chanson rock au spleen coltranien

     Un titre robotique, parcouru de riffs de sax, des paroles mi-chantées mi-slamées. On n’est pas chez Stromae dans les années 2000 mais  à la fin des années 90, sur un disque important devenu une rareté.Que fait l’industrie du disque ?

e-arnaud

Quand j’ai débarqué à Paris, j’ai assisté à des tas de Black Sessions, ces concerts live gratuits diffusés en direct sur France Inter par Bernard Lenoir. Le premier, cétait Labradford et Grandaddy en septembre 1997, et le dernier Blonde Redhead en 2010.

     Un soir, j’ai assisté à la Black Session d’un groupe pop assez moyen, Statics, signé chez Sony Music, et je n’ai pas compris pourquoi car Bernard Lenoir a toujours eu des goûts irréprochables. Sauf que l’affiche était partagée avec Erik Arnaud, signé sur un tout petit label aquitain, le bien nommé Aliénor. Malin le Black : on organise une affiche avec quelqu’un qui a des moyens, ça permet de faire venir celui qui n’en a pas.

     18 ans après sa sortie, ce titre au sax coltranien (vous reconnaitrez toisle motif d' »A Love Supreme ») n’a pas vielli, avec ses rythmiques martiales et ses couplets désabusés. Moi si. Erik Arnaud a continué sa carrière, Statics est aujourd’hui oublié. Tout va pour le mieux dans le pire des mondes.

Jean-Marc Grosdemouge

Titre en écoute : « Musiq »

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