Folk music : beaucoup d'appelés, peu d'élus

   On peut voir le film « Inside Llewyn Davis » de Joel et Ethan Coen comme la bio de Dave Van Ronk et s’amuser, comme l’a fait Slate à retrouver quel personnage réel se trouve derrière chacun des rôles mais je préfère voir ce film comme le parcours d’un loser intégral, poissard comme c’est pas permis.

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   Llewyn Davis essaie de s’en sortir, mais à chaque fois, le petit détail qui gâche tout pointe le bout de son nez. Les frères Coen ont déjà mis en avant un personnage qui n’a jamais de bol, mais il était 100 % fictif : Jeff Lebowski vivait à Los Angeles dans les années 90 et ne foutait rien (c’est même le plus grand feignant la terre ait jamais porté) mais il a un coup de bol et a vécu une aventure extraordinaire, grâce à son ami l’irascible Walter Sobchak (John Goodman, excellent et qu’on retrouve dans ce film). Llewyn Davis, lui, vit à New York dans les sixties et la vie lui en met plein la gueule. Pourtant c’est un film qui n’est pas forcément triste de bout en bout et met en image le dicton bien connu de ceux qui grenouillent dans le show biz : beaucoup d’appelés, peu d’élus.

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Jean-Marc Grosdeùouge

« Inside Llewin Davis » de Joel et Ethan Cohen avec Oscar Isaac, Carey Mulligan, John Goodman, Justin Timberlake, Garett Hedlund

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