Fréderic Galliano and the African Divas à La Cigale, Paris, jeudi 21 octobre 2002

   Ambiance africaine ce soir à la Cigale, ou Frédéric Galliano venait défendre son dernier album, « Frédéric Galliano and The African Divas » (F Communications). D’abord un morceau instrumental, puis le groupe est rejointe par une chanteuse, Aïssata, chanteuse d’origine peule toute en roudeur, et boubou vert pomme, puis Adja, la mandingue, en boubou vert et jaune.

   Sur scène, Galliano et ses chanteuses forment un triangle : Aîssata et Adja en forment la base (les racines vocales africaines) et Galliano et ses machines, le sommet du triangle. Autour de ce triangle sont disposés un joueur de cora, un percussionniste, un guitariste qui joue aussi du balafon, et un clavier Rhodes.

   Les morceaux s’enchaînent sans répit. Le public, porté par les rythmes, tape dans les mains. Les voix des divas africaines portent loin… Puis Aïssata, qui ondulait sur chacun des morceaux, commence à danser, tape des pieds, saute en l’air, rebondit, s’élance à nouveau en hauteur. Deux jeunes femmes noires empruntent une porte sur le côté de la scène pour aller danser devant tout le monde. D’autres, hommes et femmes, les rejoignent ponctuellement sur scène.

   Le concert se poursuit. Plus tard, les deux premières filles montées sur scène sont à nouveau sur les planches. Les mains posées sur le pupitre de Frédéric Galliano, elles ondulent du popotin devant une salle dont la chaleur a monté d’un cran. Il n’y a rien de mieux que la musique africaine pour vous donner la banane. Et quand cette musique s’enrichit des sonorités électroniques, ce n’en est que plus vrai.

Jean-Marc Grosdemouge

 

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