Gabriel Yacoub "Babel"

   Est-ce parce qu’avec le groupe Malicorne ou au cours de sa carrière solo, il a jadis fait oeuvre d’archéologue de la chanson française en exhumant quelques chansons oubliées datant des siècles derniers ? Toujours est-il que Gabriel Yacoub a tout de l’alchimiste.

yacoub bale   Et ses pierres philosophales, il les sème dans ses disques : « Bel », « Quatre », et aujourd’hui, « Babel ». Le label Boucherie Productions (de François Hadji Lazzaro et ses Garçons Bouchers) ne s’y est pas trompé, qui a offert asile au dernier troubadour des temps modernes.

   Celui qui signe des complaintes qui semblent toutes droIt sorties du Moyen Âge (« Désir »), et qui à la folle et belle ambition d’ »accrocher les poètes au sommet des montagnes » est lui-même au sommet. C’est notamment le cas sur « L’eau, le feu et moi », chanson enregistrée en duo avec l’Helvète Stéphan Eicher.

   Subtil mélange de jazz, de rock, de chanson et de folk, ce « Babel » n’est pas une tour d’ivoire, encore moins une citadelle imprenable : c’est un disque qui ne demande qu’à se donner à l’auditeur. Amoureusement, ça va de soi.

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Jean-Marc Grosdemouge

Gabriel Yacoub « Babel », 1 CD (Boucherie productions/PIAS), 1997

Infos : www.gabrielyacoub.com

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