Jacob Young "Sideways"

sideways     Quiétude, harmonie au programme de ce nouvel album du Norvégien. Si vous cherchez le fameux « petit supplément d’âme », c’est ici que ça se passe.

     Pour paraphraser Nietzsche (Friedrich pas Jack), on pourrait dire que sans le jazz norvégien, la vie du critique musical serait une erreur. Quand on a pour occupation de scruter tout ce qui sort pour dénicher la pépite on aime en effet plonger dans une musique dont on sait d’avance qu’elle sera belle et profondément réconfortante pour nos oreilles et notre âme. Ame : le mot piège que voilà. Prononcez le et vous passez en moins de deux pour un cureton. Et pourtant n’est-ce pas un peu… non beaucoup d’âme que l’on vient chercher quand on écoute de la musique ? En tout cas, poser un disque ECM sur sa platine relève de cette intention, me semble-t-il. Elle est mille fois récompensée quand on écoute le Jacob Young. Après « Evening Falls » (voir notre article), ce guitariste né en 1970 d’une maman norvégienne et d’un papa américain, réunit trois génération d’artistes, puisque quand certains n’ont pas atteint la trentaine, d’autres dépassent la soixantaine. Autour de la section rythmique Mets Eilertsen (contrebasse)-Jon Christensn (batterie) et du guitariste, deux souffleurs, Mathias Eick (trompette) et Vidar Johansen (clarinette, saxophone) enrobent de douceur le jeu subtil de Young. Ecouter « Sideways », c’est faire un pas de côté… du côté de la quiétude et de l’harmonie.

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Jean-Marc Grosdemouge

Jacob Young « Sideways », 1 CD (ECM/Universal), 2008

Infos : www.ecmrecords.com

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