Lambert Wilson "Loin"

   Pas facile pour un chanteur de se livrer en chansons : après tout, jouer c’est mettre une distance entre soi et les émotions en jouant un rôle, mais chanter, c’est se mettre à nu.

LIVRET_WILSON   Lambert Wilson chante depuis longtemps, mais des reprises ou de l’opéra. Et c’est à la quarantaine, qu’il porte fringante, qu’il se décide enfin à endosser pour de bon le rôle de chanteur, en chantant des titres écrits pour lui, où il se livre. De réflexions sur le statut de fils d’artistes (« Enfants de la balle » de Christophe Mali) à l’amour qui passe et trépasse (« Attaches ») en passant par un joli hommage à l’écrivain Hervé Guibert (« Image fantôme »), Wilson laisse différentes plumes (Marie Nimier, Marc Estève, Boris Bergman) parler pour lui sur des musiques signées Jean-Philippe Bernaux, mais crée un univers bien à lui, comme un pendant à la voix aigüe (et à l’accent pointu) au Toulousain Art Mengo.

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Jean-Marc Grosdemouge

Lambert Wilson « Loin », 1 CD (Virgin Classics/EMI), 2007

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