Marc Besse "Björk"

bjork   Tel David Bowie autrefois, tel Beck aujour’hui, Björk est un véritable caméléon, une éponge qui capte tout, une « expérimentatrice populaire », un sonar à la recherche de la moindre vibration artistique. Elle multiplie les collaborations, et peut se révéler insaisissable tant elle est multiple. Heureusement, Marc Besse (déjà auteur d’un livre sur Noir Désir) s’attache plus à l’artiste qu’à la femme, et en quelques chapitres, courts, retrace son parcours. On apprend notamment que « Dancer in the dark » n’est pas son premier film (il s’agit en fait de « The Juniper Tree », tourné quinze ans plus tôt), que Lars Von Trier s’est a « immédiatement pensé qu’elle [Björk] devait être folle » quand il l’a vue dans le clip de « it’s oh so quiet », ou que la chanson « Cocoon » sur l’album « Vespertine » est directement inspirée par son compagnon Matthew Barney. De Tappi Tikaras, en passant par Kukl et les Sugarcubes, c’est un parcours à la fois éclaté, et cohérent. Ce livre, qui sort au même moment que « Medulla » offre en outre une interview inédite de « la fée islandaise », « devenue en une décennie la grande prêtresse de l’électro-pop ».

**

Jean-Marc Grosdemouge

Marc Besse « Björk », Librio Musiques, 2004, 94 pages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *