Max Décharné à la recherche du rock sauvage

Si le rock n’a pas de date de naissance précise (il rampe de la fin des années 20 dans les états du sud des Etats Unis en melangeant jazz, blues, boogie, et musique des honky tonks), le rockabilly a une date de naissance officielle : 1954.

Soi l’année où un jeune camioneur de Memphis nommé Elvis Presley, entre dans les studios Sun pour y enregistrer deux reprises, « That’s all right mama » et « Blue moon of Kentucky ». S’engouffrent dans la brèche des centaines, que dis je des milliers de tordus (et quelques filles), tous blancs, dont certains ne graveront qu’un ou deux disques.

WILWILDPARTY.inddContraction de rock et de musique hillbilly (celle des ploucs blancs, les rednecks), le rockabilly est un genre un peu méconnu, mais sauvage, car il tient en une philosophie : capter sur disque l’intensité d’une prise live.

Qu’importent les imperfections, la meilleure prise n’est pas la meilleure en terme de perfection des accords et tout le tralala, mais celle qui est la plus « wild » possible. Fan du genre, l’Anglais Max Décharné sait en restituer, chapitre après chapitre, toute la saveur sauvage. Délicats du pavillon auditifs, mieux vaut passer votre chemin.

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« Wild Wild Party. La glorieuse histoire du rockabilly d’Elvis aux Cramps », Rivages Rouges, 20, pages.

Infos : le site de Payot-Rivages

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