Minus Story "No Rest For Ghosts"

homepage_large.083d1d9f.jpg     Pour paraphraser Jean Gabin à propos des acteurs, on a envie de dire : c’est chouette la pop, c’est bath la pop. C’est vrai, c’est un art de peu. Avec quelques notes et des voix, on arrive à créer tout plein de choses.

Quand c’est Minus Story qui s’y colle, c’est aussi dense que chez Mercury Rev, les voix limites chevrotantes sont aussi attachant que chez les Flaming Lips, et on a tout de suite envie d’entendre tout l’album, persuadés qu’on est que tout le reste ne peut être que bon. Bingo, c’est le cas. Ce disque est digne de « Deserter’s song », en moins neurasthénique, et digne de « The Soft Bulletin », en moins pompeux.

Bref otez un peu de ce que vous n’aimez pas dans de grands disques, et vous obtenez un très grand disque de somptueuse mélancolie, avec des choeurs tels qu’on imagine pas une minute que le groupe se soit un peu inspiré d’un autre groupe que les Beach Boys. Tant qu’à faire, autant s’inspirer des maîtres… et si le résultat est à la hauteur, tant mieux. Ce qui est le cas. Depuis Antony & The Johnsons, on n’avait pas frissonné de plaisir comme ça.

*****

Jean-Marc Grosdemouge

Minus Story « No Rest For Ghosts », 1 CD (Jagjaguwar/Differ-ant) 2006

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