O.Lamm "Snow party"

   Est-ce parce qu’il est fan de la série « Star Wars » ? On n’en saura sans doute jamais rien, mais il se trouve que les bleeps bleeps du français Olivier Lamm évoquent le langage du robot R2D2 créé par le réalisateur George Lucas pour la célèbre trilogie.

o lamm   Bien qu’O.Lamm fasse référence au producteur de rock Steve Albini dans un titre, nous avons affaire à un disque d’électronique minimale. Cet album d’électronica a tout d’une démarche surréaliste : il s’agit d’un collage musical qui évoque le cadavre exquis : bruits divers et bribes de mélodies tissent une musique qui invite à la rêverie mélancolique… Le musicien a aussi introduit de vraies tranches de vie. « Chut, j’enregistre là » l’entend-on dire entre deux morceaux à quelqu’un que l’on devine être l’un de ses proches. O.Lamm a aussi inséré sur son album la récitation d’un texte. De quoi nous convaincre que derrière cette oeuvre OVNI, c’est bien un cœur humain, celui d’un artiste, qui se cache et non une carcasse de machine. Non, ce n’est pas le robot R2D2 qui se cache derrière O.Lamm. Juste un Français qui fait de l’électronica, et dont le label parisien Active Suspension (très en pointe dans ce domaine) publie les albums.

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Jean-Marc Grosdemouge

O.Lamm « Snow party », 1 CD (Active Suspension/Chronowax), 2002

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