Olivier Ker Ourio "Siroko"

ker ourio   Il y a des disques salvateurs, dans lesquels ont vient faire une halte, prendre un peu de repos, avant de reprendre la route. Dans l’armoire à pharmacie de nos petits bobos au coeur, on a désormais un nouvel antistress, à s’administrer par voie auriculaire. Ce petit vent chaud, on le doit à l’harmoniciste réunionais aux ancètres bretons Olivier Ker Ourio, accompagné par le guitariste Ralph Towner (croisé chez ECM) et Heiri Kaenzig à la contrebasse. Dans les dialogues fructueux entre les trois instrumentistes, c’est bien sûr l’harmonica chromatique qui fait le plus entendre sa voix, comme le chant des oiseaux par la fenêtre, auxquels l’oreille ne prête plus attention, mais dont elle ne saurait se passer si on venait à les lui enlever. De reprises de Mingus (« Goodbye pork pie hat ») en finisant par le célèbre « Syracuse » d’Henri Salvador, le tout comblé par des compostions délicates, on écoute Ker Ourio, et ça réjouit comme le chant d’un pinson ou d’un moineau. Dites, ça fait combien de temps que vous n’avez pas entendu le chant d’un oiseau ?

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Jean-Marc Grosdemouge

Olivier Ker Ourio « Siroko », 1 CD (E-motive/Nocturne), 2005

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