PEI "Ipatti – Tomorrow will take care of itself"

pei   On connait l’electronica, ses ambiances éthérées et ses bleeps. Mais pas tellement l’electronica expérimentale. Originaire de Taipei, PEI (une femme paraît-il) a enregistré pas moins de 23 pièces sonores (certaines sont courtes) pour composer cet album. La plupart ont été réalisées à Sydney, et une atmosphère proche du drame se dégage de la production de la dame.

 Un conseil : écoutez cet album avec un volume extrêmement éléve. C’est ainsi que vous goûterez le mieux toutes les nuances de ses sons extra-terrestres, tout en ruptures et où les déflagrations et les moments calmes alternent. Le casque ? Déconseillé aux personnes souffrant d’acouphènes.

   Parler de mélodie serait tout à fait déplacé : à part quelques notes de piano aigrelettes ou du marimba qui fait penser à Steve Reich, il s’agit de sons bruts de décoffrages, patinés, triturés, allongés. L’électronica « grand public » prend une mélodie, y ajoute des bleeps et s’appuie sur un rythme. Ici ne subsistent que les bleeps. Le rythme devient donc complètement inutile.

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Jean-Marc Grosdemouge

PEI « Ipatti – Tomorrow will take care of itself », 1 CD (Post Concrete), 2003

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