Simon Reynolds "Rip it up and start again"

   Simon Reynolds n’a pas vécu la furie punk. Il était un peu trop jeune pour cela. Tout juste en a-t-il perçu les échos étouffés de l’autre côté du mur, en provenance de la chambre de son frère. Lui, ce qui a éveillé sa passion pour la musique, c’est ce qui est venu juste après. Il consacre donc un beau pavé à cette époque « post punk ».

 simon re  Une époque qui, de 1977 à 1984, a vu émerger des groupes comme Buzzcocks, Subway Sect, The Slits, The Pop Group, Suicide, Magazine, Talking Heads, Echo & The Bunnymen, ESG, A Certain Ratio, Wire, Ultravox, Joy Division, Young Marble Giants ou Human League.

   Le punk voulait tout détruire ? Il a surtout enrichi l’industrie du disque, un comble ! Le post punk croit en l’avenir, use des synthétiseurs, et invente le son du futur. Ce livre passionnant est la suite idéale du « England’s dreaming » de Jon Savage. L’auteur a tout écouté, présente tous les groupes, tous le courants (même le revival ska) et l’on constate que le post-punk, qui voit à ses débuts des gens un peu intellos arriver en devant de scène (Devo et ses théories loufoques, Cabaret Voltaire et ses références dadaïstes) voit ensuite émerger de gros succès commerciaux comme Culture Club ou U2.

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Jean-Marc Grosdemouge

« Rip it up and start again », Ed Allia, 2007, 640 pages.

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