Sinikka Langeland "Starflowers"

starflowers     Je suis passionné par la musique norvégienne. Il y a quelque chose de particulier dans le son des artistes et notamment des jazzmen norvégiens. Voilà ce que j’ai eu la chance de glisser entre deux gorgées de vin rouge à Trygve Seim, il y a peu, après le concert de Manu Katché au Théâtre des Champs-Elysées, ou le grand blond venait de souffler en compagnie de Mathias Eck. Et le voici sur cet album de sa compatriote Sinikka Langeland, nouvelle venue dans la planète ECM, qui est chanteuse et également joueuse de kantele. Avec une voix à la Lisa Gerrard, elle est ici l’héroïne d’un disque où le saxophone de Seim la trompette d’Arve Henriksen, la contrebasse d’Anders Jormin et les percussions de Markku Ounaskari inventent une confluence entre folklore norvégien, improvisation jazz et poésie. Puisqu’on ne comprend pas un mot de norvégien, ce n’est pas pour ce que les chansons racontent qu’on est séduit, mais bel et bien par l’univers onirique des sons. « Starflowers » est une sorte de conte chanté, dont le sens premier nous échappe, mais qui vaut surtout pour son sens caché : c’est dans le mystère des silences, dans la préciosité des textures musicales que réside le magie de cet album.

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Jean-Marc Grosdemouge

Sinikka Langeland « Starflowers », 1 CD (ECM/Universal), 2007

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