Suburbia « We are from… »

Caramels, bonbons et chocolat. Marc Collin aime les chansons sucrées : après la barbapapa Olanno en 1996 (album sur lequel Helena Noguerra chantait « Latitudes »), voici le projet Suburbia qui, pour rester dans le sucre, fait… dans la pâtisserie orientale. Autrement dit le genre de biscuit qui peut rester sur l’estomac. Dès le premier titre, où la chanteuse Alex (enfin une artiste des Yvelines qui ne vient pas de Versailles mais de… Vélizy, et qui chante en anglais) fredonne « ouh hou hou, la la la-la-la… han han » on se demande bien où l’on est encore tombé. Si Saint Etienne ne vous a pas rassasiés, vous prendrez un bien un peu d’ersatz made in France ? Non, j’arrête là, c’est méchant. Cet album n’est pas si mauvais que ça. Il y a même plein de choses intéressantes dedans : c’est punchy, bien produit, il y a de vraies mélodies, l’utilisation des guitares est originale, et l’on sifflote parfois… Mais le seul souci (celui par lequel je commence et conclut ce papier) est que l’on l’impression d’entendre Sarah Cracknell et les siens, sans toujours distinguer très bien le « petit plus produit » de Marc Collin. On cherche, dans le trouver, quelque chose d’un peu personnel. Enfin, si l’on devait conclure que Suburbia est une copie carbone de l’original, cette copie est fidèle à l’esprit.

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Jean-Marc Grosdemouge

Suburbia « We are from … »
(Kwaidan Records/Poplane), 1 CD, 2003.

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