Sunshine Underground "Raise the alarm"

sunsIl fait chaud dans le club ce soir. La foule est en transe. La musique dégouline de partout, groovy, sexy et mutine comme jamais. Une boule à facette éclaire les danseurs qui s’en donnent à coeur joie, et dont les fronts commencent à scintiller, tant la sueur commence à perler.

Des néons flashy clignotent et tout le monde soupire d’aise devant une si belle communion des corps et de la musique. Sur scène, quatre gaillards anglais (Craig Wellington, Stuart Jones, Daley Smith, Matthew Gwilt) prodiguent leur rock canaille. Le rock, oui cette métaphore de l’acte sexuel (cette chose qui se pratique à deux, qui rocke et rolle) a survécu au disco. Mieux, elle en a chopé un tic imparable (la grosse caisse lourde et le charley au bord de la crise cardiaque) pour faire rocker et roller une nouvelle génération. D’ailleurs, sur le bord de la piste, un couple se forme. Pas de décorum gay comme chez Scissor Sisters chez Sunshine Undergound, juste une bonne collection de morceaux qui vous collent à la peau dès la première écoute, comme un t-shirt de cluber extasié et mort de fatigue sur les coups de cinq-heures-du-mat-j’ai-des-frissons.

Après Franz Ferdinand (venu Ecosse), The Rapture et LCD Soundystem (venus de New York, on ne dit pas USA tant Big Apple est une pays voire un continent à elle seule), ou The Killers (ajoutons aussi Kasabian, Anglais eux aussi), la nouvelle sensation s’appelle Sunshine Undergound et vient de Leeds. C’est en effet dans le nord qu’on a inventé le soleil souterrain, et ces quatre là peuvent d’ores et déjà mettre des lunettes de soleil car pour eux le futur s’annonce brillant.

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Jean-Marc Grosdemouge

Sunshine Underground « Raise the alarm », 1 CD (City Rockers/RCA/Sony-BMG), 2007

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