Thomas Belhom se joue des frontières

R-2059768-1261541844.jpeg     Amor Belhom Duo n’est plus, mais son batteur reste actif, et vient prouver après Manu Katché et son album « Neighbourhood » que les adeptes des baguettes peuvent aussi être de fins mélodistes.

     Apres « Remedios », son nouvel album continue à faire la cartographie sonore de l’Arizona : Thomas Belhom part dans le désert, et prend juste le nécessaire. Ses repas sont frugaux, mais ils les saupoudre parfois de susbstances psychédéliques (« Hey man », digne de Love, est l’un des plus beaux hoages que l’on pouvait rendre au regretté Arthur Lee) Si le chanteur des Tindersticks Stuart Staples est présent (et de quelle manière), c’est la présence des émissaires de Calexico (Volker Zander) et de Lambchop (Paul Nihaus) qui renseignent le mieux sur l’univers musical de Thomas Belhom : ce Français expatrié au pays de l’Oncle Sam n’a certes pas « une certaine idée de la France » mais en tout cas une certaine idée des U.S.A. qui ne peut que séduire. Sa musique « sans frontière » en est la parfaite illustration.

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Jean-Marc Grosdemouge

Thomas Belhom « No border », 1 CD (Ici d’ailleurs), 2006

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