Delerm recrée à Paris les pelouses de Londres

   De la première chanson enregistrée à la fin, on suit l’enregistrement du deuxième album de Vincent Delerm, initulé « Kensington Square », en janvier 2004

kensingtonsquaredvd_r (1)   Née dans le cinéma, où elle régale depuis des années les mordus du septième art, la mode du « making of » commence à apparaître en musique, et les mélomanes ne peuvent que s’en réjouir. De la première chanson enregistrée au générique (dit par le comédien Mathieu Amalric), on suit l’enregistrement du deuxième album de Delerm, « Kensington Square » (voir notre article) en janvier 2004. Ledit enregistrement a lieu non pas à Londres, mais… à Paris, au studio Gang, « en face de la gare d’Austerlitz ».

   Ironie de plus : ce n’est même pas dans le quartier de la gare du Nord, d’où part l’Eurostar. Vincent Delerm imite Régis Laspalès, grand comique ferroviaire, on croise Cyril Wambergue (qui réalise) et Dominique Ledudal (qui enregistre l’album) et son asssistant Florian.

   Il y a des disques d’or au mur. Philippe Delerm (le papa, écrivain des « plaisirs minuscules », est venu assister à l’enregistrement du « Baiser Modiano », hommage à un autre écrivain), mais aussi les musiciens, et ceux qui viennent prêter leur voix (Irène Jacob, Keren Ann et Dominique A) défilent. Grâce à la caméra de Bruno Sevaistre, à qui l’on doit la récente « Cigale des grands jours » de Fersen, on assiste aux séances d’enregistrement des cordes, comme si on y était, le tout filmé en noir et blanc. La genèse d’une chanson « Là sur la quai » fait même l’objet d’une séquence à part. Ce privilège qui consiste à avoir accès aux studios d’enregistrement (les journalistes adorent ça) se démocratise. Tant mieux.

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Jean-Marc Grosdemouge

« Vincent Delerm. Les pelouses de Kensington », 1 DVD (Tôt ou Tard), 2004

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