Vive la Fraternité

   Hier, après avoir publié le premier billet de mon blog « 100% matière grâce », m’est revenu en tête l’une des choses qui mont faut comprendre que si on ne met pas ses talents au service de Dieu, on le met au service de son ennemi.

   Il y a peu, en parcourant le site M-la-Music.net (ne le cherchez pas sur le Net, il est hors ligne, sur mon disque dur), je suis retombé sur une affiche à propos d’une soirée Marylin Manson, organisée par mon associé de l’époque Hugues Barrière. Qu’il me soit d’ailleurs permis de lui présenter ici des excuses publiques pour avoir été un associé si compliqué, manquant à bien des égards de cette affectio societatis qui fait le business florissant et la vie plus belle. Je vis le logo M-la-Music juste à côté de celui de Polydor. Pour ça, Hugues n’avait pas les choses à moitié et avait bien mis à l’honneur cette petite SARL dont il possédait une petite part de capital. Mais juste au dessus, quelle ne fut pas ma stupeur de voir dans le visuel de l’affiche plusieurs croix de l’antéchrist. A l’époque, je pense que ça ne m’a pas sauté au yeux : comme beaucoup, à l’époque, je pense que je ne voyais rien derrière ce symbole qu’un truc folklo pour faire peur aux petits. Depuis, j’ai changé d’avis. Enfin, non : je n’avais pas d’avis autrefois, je n’étais pas sensible à cette question. Ca me passait trois mètres au dessus de la tête. Disons que depuis, je suis sensible à la question du diable : je crois en Dieu, mais je crois aussi qu’il a un ennemi, très sournois, qu’il faut savoir reconnaître quand il est là, sous peine de se voir succomber à ses charmes délétères. Avant, je publiais des affiche avec des symboles satanistes, mais ça, comme dit la pub, c’était avant.

   Avant, j’avais pour meilleur amis ma collection de disques, mes livres et mes DVD, j’en recevais des tonnes par service de presse, et il m’en reste une bonne partie, après toutes ces années. Hier, j’ai donc fait attention à sortir de chez moi. Certes, j’ai repris mes activités solitaires habituelles : candidater pour du travail, publier les archives de M-la-Music.net, puis je suis sorti faire un tour.

   Je suis allé au CCAS de Montreuil. C’est que je commence à me faire un peu de souci : et si je ne trouvais pas de travail ? SI j’arrivais en fin de droit, et que je doive quitter mon appartement ? Alors je ne reste pas immobile, je bouge, je pose des actions, et je m’aère l’esprit. En rentrant du CCAS, le ciel était gris comme jamais au dessus de la rue du Paris, mais j’ai tout de même eu le temps d’aller visiter la rue de la Fraternité, pour retrouver le numéro 8 où est censé se passer le film « Queen of Montreuil » de Solveig Anspach. Il existe… mais c’est une sorte de parking. Ce n’est pas grave : j’aime bien qu’il y ait une rue de la Fraternité dans ma ville, qu’il s’y tourne parfois des films barrés. Et je vais tout faire pour rester ici. Parce que vive la Fraternité.

Jean-Marc Grosdemouge

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