Frédéric Beigbeder enquête aux frontières du transhumanisme

Frédéric Beigbeder enquête aux frontières du transhumanisme

Quand il était adolescent, Beigbeder était fan de science fiction. Il a d’ailleurs fait son premier passage télévisé dans une émission des frères Igor et Grichka Bogdanov. Depuis on ne peut pas dire que cette passion avait transpiré dans des romans… C’était sans compter sur « Une vie sans fin ». Car il a une obsession : vaincre la mort. 

L’argument de ce roman qui tient aussi en partie de l’essai, est simple : le narrateur sait que sa fille qui a trente ans de moins que lui est certaine de bénéficier de la promesse d’éternité que nous fait désormais la science, seulement il y a un hic : pas lui. Alors il va de labo en labo interroger tous les scientifiques… Et on parle de gens qui existent vraiment. 

Beigbeder a le mérite de vulgariser avec talent sur le sujet. Et ça fait froid dans le dos, car les bidouillages sur le vivant et autres tripatouillage du génome prophétisés par Houellebecq dans « Les Particules élémentaires » ou « La Possibilité d’une île » sont bel et bien devenus réalité. 

Celui qui a co-écrit un livre avec Monseigneur Di Falco il y a quelques années se pose des questions sur Dieu. Marrant ça car pas mal de gens ayant flirté comme lui avec la drogue et ayant connu ce que les N.A. appellent un réveil spirituel ne se le posent plus.

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Jean-Marc Grosdemouge

Frédéric Beigbeder « Une vie sans fin », Editions Grasset, Paris, 2018, 360 pages.

Infos : le site des éditions Grasset

Jean-Marc Grosdemouge

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