Marie-Amélie Théâtre des Déchargeurs, Paris, vendredi 26 mars 2004

   Ca commence comme ça une soirée : on prend le métro et l’on part direction Châtelet.
Rue des Déchargeurs, on passe le porche du numéro 3, on se dirige au fond de la cour, et l’on pénètre dans le hall du théâtre. Là, le parolier Arnaud Garoux entouré des siens vous offre un coup avant de pénétrer dans la salle de concert, par un grand escalier en bois.

   La salle… une cave voûtée fort agréable. L’occupante des lieux en a fait un cocon : lumières tamisées, encens, bougies. Nous sommes une bonne vingtaine à nous égayer qui sur les banquettes qui autour des tables. Bertrand Papy entre en scène. Il joue quelques notes sur sa guitare, puis il est rejoint par Marie-Amélie. Si elle est plus brune que ses soeurs, plus petite aussi, elle a les grands yeux qui sont la « Seigner’s touch », et une voix sensuelle, dont elle sait à merveille exploiter les possibilités. Diaphane comme Emmanuelle, rebelle comme Mathilde (et méfiante vis-à vis du rap comme en témoigne son imitation de Diam’s), Marie-Amélie envoie ad patres les princes charmants : elle est « Rebelle au bois dormant ». En fait, elle est elle-même et ça lui réussit. Assurée techniquement, Marie-Amélie est surtout dans un registre d’interprète : elle vit ses chansons. Comme quoi une tante et un grand père comédiens ça doit donner des prédispositions. Arrivant très vite à installer une atmosphère intimiste, elle chante l’amour comme il ne va pas, tire le fil de l’émotion, et le tisse avec douceur, grâce à ses chansons signées Arnaud Garoux (qui ne sait plus trop où se mettre quand Marie-Amélie le salue), Art Mengo ou Benjamin Biolay. On reviendra, c’est sûr.

Jean-Marc Grosdemouge

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *