"Habemus Papam", une histoire de fumée blanche signée Nanni Morretti

  En lisant le synopsis de ce film (un pape fraîchement élu refuse d’aller saluer la foule de la place St Pierre), on aurait pu croire à une pure bouffonnerie… c’est mal connaître Nanni Moretti, qui livre un film subtil.

habemus papam

   Nanni Moretti qui, comme souvent, joue dans son film. Et interprète le rôle d’un psy, comme dans « La Chambre du fils ». Il faudra en effet l’aide d’un psy pour faire avancer l’histoire… car le cardinal Melville ne veut pas, ne peut pas, ne se sent pas la force de monter sur le trône de St Pierre. Et après trois jours, il finira par aller au balcon… pour le dire. Picolli est d’une justesse incroyable, et ce long métrage est une réflexion tendre sur la religion, la pompe vaticane, le pouvoir, la peur des hommes de prendre le pouvoir, l’humilité. Et comme dans chaque film de Nanni Moretti, vous allez tomber amoureux d’une chanson, immédiatement, parce qu’elle colle complètement au sujet, à la scène culte : après avoir découvert Brian Eno et « By this river » dans « La chambre du fils », bien des cinéphiles vont a-do-rer Mercedes Sosa (une Argentine, comme l’actuel Pape).

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Jean-Marc Grosdemouge

« Habemus Papam » de Nanni Moretti, 2011.

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