Nik Bärtsch’s Ronin "Stoa"

     On ne va pas vous faire le coup du « c’est proprement extraordinaire, ça n’a jamais été entendu ». Jouer dans un esprit techno mais avec des instruments acoustiques, cela a déjà été fait : c’était en 1997 avec « Mercy Street » d’A Reminiscent Drive (voir notre article), sorti sur le label hautement électronique F Com. Label qui a souvent eu l’occasion de nous prouver depuis qu’il est capable de décoller l’étiquette « électronique », par exemple en sortant le disque de Maxence Cyrin, sur lequel le pianiste bisontin reprend des hits électro et dance au clavier. Avec « Mercy Street », Jay Alansky utilisait la méthode de studio du tracking : on enregistre chaque instrument l’un après l’autre, piste par piste. L’intérêt de ce disque du pianiste suisse Nik Bärtsch, sorti sur ECM, label hautement inclassable, c’est de s’approcher de la transe techno via une performance d’instrumentistes en live, avec des sonorités réputées jazzy : piano, contrebasse, clarinette. On entend rarement un disque « crossover » aussi renversant.

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Jean-Marc Grosdemouge

Nik Bärtsch’s Ronin « Stoa », 1 CD (ECM/Universal), 2006

Infos : www.ecmrecords.com

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