Overhead "Silent witness"

overhead   L’overhead est le nom du micro qu’on place au dessus de la batterie, quand on la sonorise pour un enregistrement. Ce micro doit restituer des nuances.

   Pas étonnant que Nicolas Leoux ait choisi le nom de ce micro pour son groupe, car ses chansons donnent dans la nuance, tant par leur mélodies simples que par la beauté du chant de Leroux. Il est certes un grand gaillard, mais il sait pousser sa voix dans des tonalités haut perchées. Il a une voix de tête que beaucoup doivent lui envier, en plus d’une plume redoutable.

   Overhead, un nom anglais… Même s’il est français, Leroux a vécu en Grande-Bretagne le temps de perfectionner son anglais… et de choper le virus de la musique.
Bien lui en a pris, car « Silent witness », premier album lumineux séduit avec une pop contemplative dans laquelle on se plonge, on se love, on fait son nid. Un joli cocon dont on ne veut plus s’extirper. Et tant pis s’il n’y a pas un mot de français sur cet album. De toute façon, désormais, l’avenir de laà la française passe aussi par Overhead, et sa pop vénéneuse.

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Jean-Marc Grosdemouge

Overhead « Silent witness », 1 CD (Naïve), 2002

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