Schneider TM "Skoda Mluvit"

skodaC’est l’un des signes de maturité d’un genre musical : on l’entend dans des publicités télévisisées et ce genre voit émerger des sous-genres. Pour l’électronica, il y a le versant hard (Autechre), le versant bizarre (Plaid), l’école folk (Four Tet) et le versant pop, incarné -entre autres- par l’Allemand Dirk Dresselhaus. Ayant repris The Smiths (« There is a light that never goes out ») de fort belle manière, il continue, comme à l’époque de l’album « Zoomer » (voir notre article) à livrer des chansons, des vraies, avec de vrais morceaux de voix dedans, vocodérisés ou non. S’il s’ouvre par un morceau qui rend clairement hommage à ses illustres kompatriotes de Kraftwerk (« More time »), une guitare folk (« Caplets ») peut parfois pointer le bout de son manche et un harmonica aussi (« Peanut ») avant un morceau digne d’Autechre (« S’kcorratiug ») qui voisine avec une trouvaille de dub minimal (« Vodou » sonne comme du Beck remixé par de fumeurs de ganja) ou des influences africaines (« A ride » et son balafon). Bref, s’il fait souvent du Schneider TM labélisé (« Cataractact », « Pac man/Shopping cart »), notre homme cherche à se rendre inclassable… Et plus il détache son étiquette, plus il se rend attachant.

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Jean-Marc Grosdemouge

Schneider TM « Skoda Mluvit », 1 CD (City Slang/Coop Music), 2006

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