Yves Duteil "(Fr)agiles"

   Je fais partie des enfants de ces gens qui dans les années 70, achetaient par millions les disques de Duteil, je suis de cette génération qui a été bercée par « Le petit pont de bois » et « La tarentelle ». je fais aussi partie de ceux qui, à l’adolescence ont commencé à se boucher le nez à l’énoncé de certains noms en fouillant dans les disques des parents… Nougaro, Yacoub, Sanson (elle est à l’honneur sur le titre « Sur le clavier du grand piano ») oui. Tri Yann et Duteil non.

fragiles duteil-ok-jpg   Les années passent et me voici dans la posture du journaliste musical. Un banal rock critic aurait balancé le disque sans l’ouvrir. Mais je ne suis pas rock critic, et un journaliste n’est pas là pour valider ses certitudes (il n’y a rien de pire) mais pour rendre compte… Eh bien si on parfois lui reprocher un côté boy scout dans ses textes (Jacques Brel l’était aussi parfois, surtout à ses débuts), Yves Duteil signe un album tout à fait sympathique, beaucoup plus intéressant que ce que nous pondent parfois les représentants de cette « nouvelle générations française » qui chronique du rien (le distributeur a avalé ma carte de crédit, j’arrive pas à monter ma comode Ikea, ce genre de nazeries branchouilles) ne se réclame que des chanteurs « hype ».

   Signalons à ses fans que le Toulousain Art Mengo collabore à deux titres. Avant que l’on pose le question, je le dit tout net : je ne fait pas partie des électeurs du village de Précy-sur-Marne (où vivait Barbara) dont le chanteur est maire et qui l’ont réélu au premier tour, mais de ceux du 12e à Paris qui ont dit à Jean-Marie Cavada : « nan mais tu t’es vu ? Tu repars illico d’où tu viens ! »

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Jean-Marc Grosdemouge

Yves Duteil « (Fr)agiles », 1 CD (Abacaba/Rue Stendhal), 2008

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