"Ida" : la foi mise à l’épreuve

     Ce long-métrage polonais qui se déroule après la seconde guerre mondiale. Mais plus qu’un  flm historique sur la Shoah, « Ida » traite de la foi. Un film simple, beau et lumineux.

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Film en noir et blanc, caméra fixe, plans simples, jeu d’acteurs et dialogues épurés, pas de musique : Ce film polonais largement salé par la presse (cf l’avis de « Télérama », avantageusement repris sur l’affiche) peut paraître austère dans les premières minutes, mais on prend vite plaisir à cheminer en compagnie de Anna (Agata Trzebuchowska, un nom difficile à prononcer mais qu’il faut retenir) et de sa tante.

     Anna sort quelque jours de son couvent avant de prononcer ses voeux, et apprend très vite qu’elle s’appelle en réalité Ida et qu’elle est juive. J’avais pensé à un long métrage à prétention historique, un film à thèse sur l’après nazisme, ou sur la Pologne communiste des années 60, et je suis tombé sur un film sur la foi. un film simple, beau et lumineux, qui comme toutes les grandes oeuvres n’assène pas de discours, mais présente des personnages, les laisse vivre et laisse surtout les sentiments naître dans le coeur du spectateur : chacun y verra ce qu’il voudra, suivant le penchant de son âme.

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Jean-Marc Grosdemouge

« Ida » de Pawel Pawlikowski, 2013

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