Jésus et Spartacus, révolutionnaires et crucifiés

J’ai revu il y a peu le fantastique « Spartacus » de Stanley Kubrick, incarné par Kirk Douglas, qui soit dit en passant et toujours de ce monde et a de grandes chance de vivre jusqu’à cent ans, car il semble se porter pas mal pour un nonagénaire, à chaque fois que la presse nous donne de ses nouvelles.

Dans ce film (qui se base sur des sources historiques), le gladiateur qui a fomenté la révolte contre Rome, finit sa vie crucifié sur la via Appia. Histoire de montrer l’exemple à tous : voilà ce qui arrive quand on se révolte contre Rome. le nom d’un autre homme de peu a réussi à se frayer un chemin depuis les temps antiques : celui d’un charpentier de Nazareth, qui a prêché pendant deux à trois ans, a eu des disciples, avant d’être crucifié à Jérusalem. Spartacus (qui a vécu soixante-dix ans avent la naissance du Christ) et Jésus ont tous deux porté un message révolutionnaire : le premier a prêché la guerre contre Rome et inspire encore de nos jours certaines mouvances marxistes dures de lutte des classes, tandis que l’autre a prêché l’amour de tous les hommes et femmes les uns envers les autres.

La fin sur la croix de l’nfâmie les réunit à jamais mais à jamais l’histoire a tranché : guerre d’un côté, et sévèrement réprimée, amour de l’autre. Et un feu qui ne cherche qu’à se propager, sans faire de victimes. Sauf celles qu’une sorte de « guerre de l’amour » dont il faudrait que nous soyions tous les soldats.

Jean-Marc Grosdemouge

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