Thomas VDB « En rock et en roll », mardi 10 avril 2007, Sentier des Halles, Paris

Avec le one-man show « En rock et en roll », le journaliste musical Thomas Vandenberghe, VDB pour les intimes, se paie une bonne tranche de rire avec un sujet qu’il connait bien : le rock. Et même ceux qui n’y connaissent rien vont rire.

Si l’on en croit ses collègues journalistes, Thomas Vandenberghe a toujours été d’une nature comique dans le privé. Seulement depuis quelques mois ce ne sont plus seulement ceux qui l’accompagnent dans les voyages de presse mais aussi le public qui peut en profiter. On peut en effet aller l’applaudir sur scène.

Dans « En rock et en roll », celui qui vient de se découvrir comédien de stand up raconte avec un humour à se tordre de rire les petites anecdotes du rock, désopilantes cela va de soi, même quand il s’agit de mort (Bon Scott) ou de membres amputés (Rick Allen de Def Leppard), et les coulisses de la presse musicale. Si les pigistes de tout poil et les plumitifs de tout bord se reconnaîtront dans quelques situations (le bouclage du magazine, l’interview d’un artiste gallois ou écossais à l’accent improbable, ou encore l’interview-passe partout, idéale pour accoucher sans douleur un artiste quand on n’a rien préparé), tous les publics, mêmes si qui n’entendent rien à la chose rock, peuvent se ruer pour savourer le talent du corrosif VDB. Les collectionneurs de disques rares, le rock chrétien, la chanson française « dite rock » sont autant de thèmes abordés dans se spectacle où l’on se gondole de bout en bout. On croise Cali, Miossec, Johnny mais aussi Pete Best ou Kurt Cobain, et puis aussi Alain Afflelou chantant « Born to be wild » (catégorie « rock d’opticien ») ou Philippe Labro et son célèbre rituel du « pourquoi » à la fin de l’émission « Ombres et lumières ».

Pour tous les artistes franchouillards qui nous cassent les oreilles et dont notre trentenaire vachard considère que ce sont pas des gens rock, Thomas a installé, côté cour, une petite table avec des jeux, pour que Jean-Louis Aubert, Raphael ou le chanteur de Kyo puissent s’amuser entre eux tandis qu’on parle de choses sérieuses. La presse musicale n’a pas perdu un collaborateur (VDB écrit toujours) mais le spectacle d’humour a gagné une recrue de choix.

Jean-Marc Grosdemouge

 

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