Florent Mazzoleni "Disco"

   Prémices du film « Disco » réalisé par Fabien Onteniente, qui doit sortir bientôt sur les grands écrans (le réalisateur signe la postface, tandis que Cerrone se fend de la préface), ce livre n’est pas un gadget, mais bien une tentative sérieuse d’analyser le genre.

   Elle est signée par le journaliste Florent Mazzoleni, grand spécialiste des musiques noires américaines, et il fallait bien le regard avisé d’un spécialiste pour nous intéresser à cette musique, qui n’est pas – disons le – notre genre préféré. C’est plus pour l’évocation de cette fameuse « parenthèse enchantée » (juste après la pilule et avant le SIDA) qu’on lira ce livre, qui décrit à la fois les artistes disco, les labels, les « écoles » (américaine, française, allemande) et les lieux, comme le Studio 54, le Paradise Garage ou Le Palace. Bande-son d’une époque hédoniste qui n’est plus, le disco est aujourd’hui un genre muséifié, une langue morte, et un formidable réservoir de photos de gens aux looks kitsch. Si l’on veut vraiment réviser l’importance du disco au regard de l’histoire de la musique, il faudra tout simplement songer à rééditer le meilleur de ses productions et les rendre accessibles à tous, dans les bacs des disquaires, pas juste compiler Donna Summer, Boney M et Village People comme cela se fait depuis plus de vingt ans.

   Apparemment, il existe des tas de perles : monsieur Mazzoleni, après le livre, s’il vous plait, éclairez notre lanterne en sortant un joli coffret de disques de raretés disco. D’ici là, la compilation « Disco Not Disco – post punk, electro & leftfield disco classics 1974-1986 » (en écoute intégrale ci-dessous) peut s’avérer fort utile.

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Jean-Marc Grosdemouge

Florent Mazzoleni « Disco », Ed. Flammarion, 2008, 192 pages.

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