Martin Gore "Counterfeit²"

homepage_large.ad3593f2     Décidément, les albums solos se succèdent : on vous parlait il y a peu de Tarmac, et voici qu’arrive l’album solo de Martin Gore, la tête blonde et pensante de Depeche Mode. Ce n’est pas la première fois que Gore fait cavalier seul : en 1996 sortait « Counterfeit EP », sur lequel notre homme payait sa dette aux chansons qui ont marqué sa vie d’auditeur et aidé à créer son esthétique musicale propre.

      Deuxième traite avec « Counterfeit² » ; pas « Counterfeit volume 2 » mais « au carré »… c’est dire l’ambition. Gore a raison d’y croire, car en s’attaquant à des morceaux de gens commes Brian Eno (« By this river », découvert pour certains dans le film « La chambre du fils »), Nick Cave (« Lover Man »), le Velvet Underground (« Candy says »), John Lennon (« Oh y love »), Iggy Pop (« Tiny Girls ») ou Julee Cruise (« In my other world »), il prend le risque de tomber dans la pâle copie. Un écueil largement évité : chaque morceau sonne comme un morceau à la fois très personnel, avec un petit arrière goût de Depeche Mode (ça vous étonne) mais aussi très électronica.

     La plupart des morceaux sont électroniques (le formidable « I cast a lonesome shadow », « Stardust » de David Essex, électronique baroque même sur « In my time of dying »), mais pas seulement : « Lost in the stars », de Kurt Weill, avec piano et cordes, est superbe. Autant dire qu’en découvrant un membre de Depeche Mode avec une voix de crooner digne de Brian Ferry sur « As time goes by » (son album de reprises de titres jazz des années 30), on est é-pa-tés !

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Jean-Marc Grosdemouge

Martin Gore « Counterfeit² », 1 CD (Mute/Labels), 2003

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